A.58 Les premières grammaires de la langue thaïe. (2ème partie)

5/ Mgr Pallegoix. La «Description du royaume du Siam» de Monseigneur Pallegoix, quatorzième vicaire apostolique du Siam, est à la date de sa publication et toujours encore, l’un des plus sérieux manuels de l’histoire générale du pays sans qu’il s’attarde, comme Pierre Loti, à se remplir les yeux des splendeurs des tropiques! Nous en avons parlé à plusieurs reprises

188 – Un autre récit du coup d’Etat du 24 juin 1932 au...

Il s’agit ici de republier une version remaniée de l’article intitulé alors « A.68 Il y a 80 ans en Thaïlande, le 24 juin 1932, coup d’Etat ou complot ? » Que faut-il penser de ce coup d’Etat qui ne fit aucune victime et fit passer le Siam de l’état de...

A111. Les Français d’Isan selon le magazine Gavroche de juin 2013.

Le magazine Gavroche, Tha?lande, de juin 2013 contenait un dossier au titre all?chant ??La France en Isan???; ?la lecture des 6 pages consacr?es ? ce sujet nous a bien bien d??us. ? Nous savons que l’???Isan?? n’est pas une r?alit? ethnique, linguistique ou historique mais un terme g?n?rique qui recouvre ce que l’on appelait autrefois le ??Laos siamois?? et ??le Cambodge siamois??. A une ?poque o? la France avait une vocation missionnaire et colonisatrice, ces provinces auraient parfaitement pu tomber dans le giron de la r?publique, les populations pouvant esp?rer, en ?tant ??sujets?? fran?ais, avoir un sort meilleur qu’en ?tant esclaves du roi du Siam. L’histoire ne l’a pas voulu. ? 20 provinces (et non 22?!) sur les 77 que compte le pays, un peu plus du quart, 26 % avec une population originaire dont non ne sait trop le chiffre compte tenu des centaines de milliers d’Isans qui vont chercher fortune dans le reste du pays. ? Et nous, Fran?ais (qui n’avons pas l’outrecuidance d’?tre ??la France??) nous sommes ou serions, sur les un peu plus ou un peu moins de 10.000 inscrits consulaires, 529 seulement (5,29 % exactement) dont 201 ??plus de 60 ans?? c’est-?-dire en fait des retrait?s. L’inscription consulaire n’est qu’un volet qui n’est pas forc?ment significatif. ? Elle nous facilite (au moins ? nous retrait?s) la vie pour un certain nombre de d?marches administratives (certificats de vie, renouvellement du passeport, attestation annuelle de revenus), nous sommes ? l’?vidence beaucoup mieux accueillis au Consulat lorsque nous prenons rendez-vous en indiquant notre num?ro d’inscription. Ce n’est nullement une obligation (1). Elle ne trouverait d’int?r?t majeur qu’au cas de troubles graves n?cessitant un rapatriement forc? en catastrophe. Cela arrive en Afrique, ici, ce n’est qu’une hypoth?se (que nous esp?rons d’?cole). Lors du coup d’?tat en dentelle de 2001, pendant les troubles de Bangkok il y a quelques ann?es, nous avons ?t? judicieusement avis?s ? de nombreuses reprises par SMS d’avoir ? nous tenir ? carreau. C’?tait une bonne chose. Quant ? ceux qui ne jugent pas utiles d’?tre inscrits, combien sont-ils?? Myst?re. Il y a ceux qui font du mi-temps ou du trois quart de temps et rentrent de temps ? autre en France, il y a ceux qui pour une raison ou pour une autre (perception d’allocations ch?mage, RSA ou autre RMI), ne souhaitent pas aller aviser le consulat de leur pr?sence ici, ils existent, nous n’osons dire en grand nombre. Il y a aussi, c’est tr?s marginal mais ?a existe (nous en connaissons) ceux qui, anarchistes dans l’?me et r?fractaires ? toute d?marche administrative, vivent depuis des ann?es dans dans un village sans le moindre visa, en flagrant over-stay, avec un passeport p?rim?, au vu et au su de tous y compris de la Police (quelques billets de mille aidant????) qui ne leur cherche pas ??garouille?? comme on dit en Provence dans la mesure o? ils ne bougent pas une oreille. Voil? des personnages souvent pittoresques qu’il eut ?t? int?ressant de rencontrer?(? condition qu’ils le veuillent?!) pour avoir un aper?u non pas de ??la France?? mais des ??Fran?ais?? en Isan. ? (extrait de "Tintin en Tha?lande") La seule source chiffr?e plausible pourrait provenir des onze (? ce jour) bureaux d’immigration de la r?gion pouvant donner le nombre de visas de quelque nature que ce soit (retrait?s, mari?, travail, missionnaires (2)) d?livr?s ? des fran?ais. ? ??La France?? en Isan?? ? Inutile d’?piloguer ou de pleurer sur le lait renvers?, elle est totalement absente sur le plan diplomatique ou consulaire alors qu’il y a seulement cent ans, elle entretenait des consulats honoraires ou vice consulats ? Nan, ? Udonthani, ? Khorat et ? Ubon alors qu’il y avait en tout et pour tout dans le pays 200 ou 300 r?sidents. La cr?ation de postes d’????lotiers?? aussi sympathiques soient-ils, n’y change rien puisqu’ils n’ont pas la moindre comp?tence administrative des consuls honoraires. ? Mais ??la France en Isan?? c’est aussi, il ne fallait pas l’oublier, la pr?sence de puissantes entreprises fran?aises, pouvait-on oublier le ??Groupe Accor?? et tous ses Pullman ou Sofitel, pr?sents dans toutes les grandes villes?? ? Pouvait-on oublier cette entreprise proven?ale n?e dans une bergerie de Forcalquier, ??l’Occitane??, qui a une luxueuse antenne ? Khonkaen et au moins une autre ? Udonthani?? ? ? N’oublions pas surtout pas non plus cette petite ?picerie de Saint-Etienne, devenu ??le Casino?? pr?sentes dans la multitude de ??Big C?? o? nous faisons parfois nos courses?? ? ? Citons, et restons en l? ??Total?? (la ??Compagnie fran?aise des p?troles??) qui exploite d?j? mais continue ses recherches, notamment de gaz et en particulier dans la Province de Kalasin. ? Toutes ces entreprises ont en permanence ou ? temps partiel des cadres fran?ais, ils ne sont pas l? pour raison matrimoniales mais tout simplement pour (bien) gagner leur vie. Il y a un monde entre leur vie et la notre. Et les missionnaires fran?ais des ??Missions ?trang?res???? Ils ne sont pas l? non plus (on le suppose) pour des raisons matrimoniales, ils sont encore nombreux dans les dioc?ses des provinces limitrophes du M?kong o? l’on rencontre autant de clochers d’?glises que de djedis de temples bouddhistes. Ils sont sous la juridiction de l’archev?que de Thar? (? quelques kilom?tres de Sakhonnakhon) et s’ils ne se livrent plus ? l’?vang?lisation des ??pa?ens??, ils accomplissent, dans l’ombre, avec l’aide de nombreux volontaires (notamment fran?ais) des t?ches ??caritatives?? (orphelinats, cliniques, enseignement) que nous ne devons pas oublier. ? ? Pour le reste, une quinzaine de personnes semblent avoir ?t? rencontr?es, provenant de neuf provinces seulement (Buriram, Surin, Kalasin, Khorat, Ubon,Khonkaen), aucun r?sident des grandes m?tropoles (Udon, Khorat, Ubon?et dans une moindre mesure Khonkaen)?alors qu’effectivement, ils sont beaucoup plus nombreux que les ??rats des champs?? que nous sommes?? L? aussi, il y a un monde entre leur vie et la notre. ? ? Que retenir de tout cela?? Une vision de chacun qui ne suscite pas forc?ment l’unanimit?, des portraits bien ficel?s, mais un titre bien mal choisi, l’article aurait ?t? beaucoup mieux intitul?s ??Enqu?te sur la vie de quinze fran?ais dans l’Isan profond??. ? ? Ce n’est pas en six pages que l’on peut d?crire ??la France en Isan??, mais comme on dit ici บ่ เป็น ยัง, que je ne traduis ?videmment pas puisqu’il para?t que pour vivre en Isan, il faut en parler la langue (en r?alit?, l’un des quinze ou vingt dialectes toujours pratiqu?s au quotidien ? c?t? du ??beau langage??). ? Nota. Nous proposerons la semaine prochaine une lecture critique de ce dossier. ? ? ? ? ? ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ ? ? ? (1) Voir ? ce sujet la tr?s instructive et amusante d?cision du Conseil d’Etat ayant oppos? le Consulat de Bangkok ? un fran?ais irascible et plaideur (conseil d'Etat statuant au contentieux? N? 217175 du 25 avril 2001) in?: ? http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000008020577&fastReqId=513381282&fastPos=1 ? (2) Ils ont un visa pour eux, le visa ??R??.

87. Le commerce du royaume de Siam au temps du roi Naraï (1656-1688)

Il ne s’agit pas ici d’être original mais de profiter d’un chapitre du livre d’Alain Forest« Les missionnaires français au Tonkin et au Siam. XVIIe- XVIIIe siècles », pour faire le point sur ce que pouvait représenter le commerce du royaume du Siam à la fin du XVII ème siècle.* Nous y avons découvert un scoop: des données «quantitatives» sur le mouvement des bateaux qui relativisent quelque peu l’importance de ce commerce siamois. Alain Forest note que l’énorme majorité des relations officielles et des témoignages remarque, comme un «leitmotiv», que les Européens qui arrivent à Ayutthaya sont étonnés à la fois par« l’accueil reçu par les autorités siamoises, de la tolérance, et de la curiosité dont elles font preuve envers les étrangers», et par la multiplicité et la diversité des nations qui y font commerce.

A114. Pira Sudham évoque le passé douloureux d’une femme thaïe à Pattaya.

De Pattaya à l'Allemagne. Nous apprécions Pira Sudham*, cet écrivain d’Isan qui nous a aidés à mieux comprendre l’Isan. Nous lui avons consacré deux articles présentant notre lecture de deux de ses oeuvres majeures: Enfances thaïlandaises et Terre de mousson.** Aujourd’hui, nous vous proposons notre traduction d’un extrait de "People of Esarn"***, un recueil de courtes nouvelles, où Pira Sudham met en scène un témoignage bouleversant d’une ancienne femme tarifée de Pattaya, qui vit désormais en Allemagne. _______________________ «Je me souviens de vous.

A160. Le retour en ville, après deux ans dans un village isan. (Thaïlande).

De plus en plus d’expatriés francophones s’installent en Thaïlande. La majorité vit dans les « fameuses » stations balnéaires comme Phuket, Ko Samui, Pattaya, d’autres choisissent de vivre dans d’autres régions comme l’Isan, espérant y trouver une vie plus « authentique », plus thaïe. Parmi ceux-ci, certains tentent l’aventure de quitter la ville pour s’installer dans le village de leur compagne ou femme. J’ai déjà raconté ces différentes étapes dans trois articles qui s’intitulent : « 1. S’installer en isan », « 40. S’installer dans un village d’Isan

A80. La corruption made in Thaïlande.

Comme pour les filles “tarifées”, chaque expatrié en Thaïlande a son avis sur la corruption et ses anecdotes. Celles-ci ne concernent le plus souvent que le billet glissé à l’agent de l’ immigration, au policier indélicat pour une infraction commise, ou au directeur d’une école privée pour inscrire son bambin … Ils savent que l’ancien premier ministre Thaksin est toujours «en cavale» après avoir été condamné pour corruption, que le milieu politique est corrompu, que les députés achètent leurs votes et certaines «UNES» des journaux nationaux thaïs sont là pour leur confirmer que «décidemment ce pays est corrompu». Certes. Il ne s’agit pas d’une trouvaille, surtout que désormais existe «Depuis 1995, l' ONG Transparency International [qui] publie chaque année un indice de perception de la corruption (CPI) classant les pays selon le degré de corruption perçu dans un pays. L'indice est élaboré à l'aide d'enquêtes réalisées auprès d'hommes d'affaires, d'analystes de risques et d'universitaires résidant dans le pays ou à l'étranger.»(wikipédia).
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