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THE PARISIAN SYNDROME

Paris des symboles, des rêves… de la déception 85 millions de touristes cette année en France, faut-il s’en réjouir ? Notre gouvernement (Fleur Pèlerin) en veut plus : cap vers les 100 millions. Mais dans quelles conditions ? A chacun de mes retours en France, je passe, pour des raisons familiales, du nord à l’ouest, du pays ch’ti au pays breton. Cette année, c’est le Périgord (ma fille adoptive et une de mes petites filles) qui est « monté » jusqu’à Paris et j’ai accompagné leur souhait : être une touriste avec elles, de Notre-Dame au Sacré-Cœur, de St Michel à l’Arc de Triomphe, de Montmartre aux Invalides, et j’ai vu paris « autrement ». Ce Paris de cartes postales, ce Paris qui met des étincelles dans les yeux de tous les asiatiques qui rêvent tous d’y venir un jour, ce Paris idéalisé, cristallisé dans leur mémoire éblouie par films, clichés, photos, ce Paris-là est-il au rendez-vous ? Paris, ville lumière (des lumières !!!) Paris, « romantic city » a encore de beaux restes, mais pour atteindre ces bastions (merci à nos ancêtres catholiques pour basiliques et cathédrales, merci à nos rois pour châteaux), il faut s’armer d’une patience infatigable et disposer de temps, devenir veau dans le troupeau dirigé par des « men scouts » qui canalisent l’entrée au Sacré Cœur « Stationnez pas, prenez pas de photos, marchez vite » ben oui, faut que le troupeau puisse sortir aussi vite qu’il est rentré ! Puis faire l’escargot docile pendant plus de 2 heures pour entrer à Notre-Dame (merci aux bâtisseurs de la foi), puis 1 heure et demi à étouffer sous l’Arc de Triomphe pour acheter des billets et enfin voir un Paris magnifié par la distance (merci Napoléon) Je n’avais jamais fait ça, mais je n’étais pas là pour moi… Puis renoncer à entrer dans la queue immobile avant de pénétrer au compte-gouttes dans le Grand-Palais. Paris exige de la santé, de bonnes chaussures de marche, une patience à toute épreuve, du temps, de l’énergie, de l’argent et une véritable envie…mais pas que… Il faut aussi une bonne carapace : Pour subir le regard dédaigneux de serveurs stylés et triés sur le volet de certains restaurants

THE PARISIAN SYNDROME Photo: Michele Jullian

Paris des symboles, des rêves… de la déception 85 millions de touristes cette année en France, faut-il s’en réjouir ? Notre gouvernement (Fleur Pèlerin) en veut plus : cap vers les 100 millions. Mais dans quelles conditions ? A chacun de mes retours en France, je passe, pour des raisons familiales, du nord à l’ouest, du pays ch’ti au pays breton. Cette année, c’est le Périgord (ma fille adoptive et une de mes petites filles) qui est « monté » jusqu’à Paris et j’ai accompagné leur souhait : être une touriste avec elles, de Notre-Dame au Sacré-Cœur, de St Michel à l’Arc de Triomphe, de Montmartre aux Invalides, et j’ai vu paris « autrement ». Ce Paris de cartes postales, ce Paris qui met des étincelles dans les yeux de tous les asiatiques qui rêvent tous d’y venir un jour, ce Paris idéalisé, cristallisé dans leur mémoire éblouie par films, clichés, photos, ce Paris-là est-il au rendez-vous ? Paris, ville lumière (des lumières !!!) Paris, « romantic city » a encore de beaux restes, mais pour atteindre ces bastions (merci à nos ancêtres catholiques pour basiliques et cathédrales, merci à nos rois pour châteaux), il faut s’armer d’une patience infatigable et disposer de temps, devenir veau dans le troupeau dirigé par des « men scouts » qui canalisent l’entrée au Sacré Cœur « Stationnez pas, prenez pas de photos, marchez vite » ben oui, faut que le troupeau puisse sortir aussi vite qu’il est rentré ! Puis faire l’escargot docile pendant plus de 2 heures pour entrer à Notre-Dame (merci aux bâtisseurs de la foi), puis 1 heure et demi à étouffer sous l’Arc de Triomphe pour acheter des billets et enfin voir un Paris magnifié par la distance (merci Napoléon) Je n’avais jamais fait ça, mais je n’étais pas là pour moi… Puis renoncer à entrer dans la queue immobile avant de pénétrer au compte-gouttes dans le Grand-Palais. Paris exige de la santé, de bonnes chaussures de marche, une patience à toute épreuve, du temps, de l’énergie, de l’argent et une véritable envie…mais pas que… Il faut aussi une bonne carapace : Pour subir le regard dédaigneux de serveurs stylés et triés sur le volet de certains restaurants

Original post:

THE PARISIAN SYNDROME

Par Michele Jullian

Une premiere vie a Calais, une deuxieme vie a Paris (france-Inter, television et ecriture) une troisieme vie en Thailande (ecriture d'un blog et de romans). Avec des voyages : autour du monde avec mes enfants, ou presque toujous en solitaire, comme le chantait si bien Gerard Manset... l'adoption d'une petite thailandaise, le gout de la photo, de la decouverte et l'envie d'attraper avec mon appareil photos, tout ce qui est en train de disparaitre : culture,tradition.

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