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L’Art aristocratique de déplaire !

   De mon « Smoothie Blue » qui rend mes matins délicieusement agréables, j’observe le monde (le petit monde de Nimmanhaemhin s’entend !) tel qu’il évolue au travers de ses différents passagers : habitués, nouveaux venus, personnel. Samedi : clients de Bangkok.  Jeunes couples avec leurs jolis enfants à la peau claire, si parfaitement chinois-thaï chic. Un nouveau serveur a remplacé un ancien, promu « responsable ». Désolée pour vous, touristes passagers, qui prenez votre café ici, il vous faudra du temps avant de savoir que ce gentil nouveau vient « d’ailleurs ». Juste à sa façon particulière de prononcer le thaï. Un accent que j’adore, chantant et plus facile à comprendre que le « thaï-kham meuang » local. Je lui pose la question : « nong, maa jak prathet araï kha » ?  « petit frère tu viens de quel pays ? » « Bama » me répond-t-il, « Burma », enfin Myanmar si on chipote. Il tâtonne dans son nouveau job, se fait un peu malmener par des habitués américains et leur accent criard du fin fond des states.

L’Art aristocratique de déplaire ! Photo: Michele Jullian

   De mon « Smoothie Blue » qui rend mes matins délicieusement agréables, j’observe le monde (le petit monde de Nimmanhaemhin s’entend !) tel qu’il évolue au travers de ses différents passagers : habitués, nouveaux venus, personnel. Samedi : clients de Bangkok.  Jeunes couples avec leurs jolis enfants à la peau claire, si parfaitement chinois-thaï chic. Un nouveau serveur a remplacé un ancien, promu « responsable ». Désolée pour vous, touristes passagers, qui prenez votre café ici, il vous faudra du temps avant de savoir que ce gentil nouveau vient « d’ailleurs ». Juste à sa façon particulière de prononcer le thaï. Un accent que j’adore, chantant et plus facile à comprendre que le « thaï-kham meuang » local. Je lui pose la question : « nong, maa jak prathet araï kha » ?  « petit frère tu viens de quel pays ? » « Bama » me répond-t-il, « Burma », enfin Myanmar si on chipote. Il tâtonne dans son nouveau job, se fait un peu malmener par des habitués américains et leur accent criard du fin fond des states.

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L’Art aristocratique de déplaire !

Par Michele Jullian

Une premiere vie a Calais, une deuxieme vie a Paris (france-Inter, television et ecriture) une troisieme vie en Thailande (ecriture d'un blog et de romans). Avec des voyages : autour du monde avec mes enfants, ou presque toujous en solitaire, comme le chantait si bien Gerard Manset... l'adoption d'une petite thailandaise, le gout de la photo, de la decouverte et l'envie d'attraper avec mon appareil photos, tout ce qui est en train de disparaitre : culture,tradition.

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