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A129. Travailleurs illégaux ou "birmanisation" du sud de la Thaïlande.

Notre article précédent commentait une étude de l’OIT (Organisation internationale du Travail) de septembre 2013 signalant de graves abus dans l’emploi des travailleurs birmans et cambodgiens dans les bateaux de pêche thaïlandais. Nous avions constaté que la majorité des travailleurs étaient clandestins et qu’ils étaient la proie de trafics humains, qui sévissaient dans de nombreux secteurs de l’économie thaïlandaise.* Nous voulions en faire la démonstration mais la lecture de l’étude de Jacques Ivanoff, Histoire des migrations et ethnicité à partir d’une réflexion en Asie du Sud-Est, Vers une anthropologie des frontières ?**, allait nous aider à mieux comprendre la situation globale, en replaçant cette dramatique réalité  dans le contexte (historique, économique et politique) plus large des migrations transfrontalières, voire dans une ethno-histoire. Evidemment, on ne peut pas ici dans le cadre modeste d’un article de blog, reprendre comme le fait Ivanoff, l’état des recherches actuelles et l’évolution des concepts, des hypothèses qui analysent les rapports entre Etats et minorités, entre populations sédentaires et populations nomades, ni toutes les étapes de l’évolution historique des frontières et des migrations des populations volontaires et forcées, le temps « national » et le temps « ethnique ». Nous nous limiterons donc à quelques observations. Et tout d’abord, un phénomène d’une importance majeure : en trente ans, nous dit Ivanoff, le nombre de réfugiés, et de travailleurs immigrés (légaux et surtout illégaux) est passé de quelques centaines de milliers à environ 5 millions dans le sud de la Thaïlande.

Notre article précédent commentait une étude de l’OIT (Organisation internationale du Travail) de septembre 2013 signalant de graves abus dans l’emploi des travailleurs birmans et cambodgiens dans les bateaux de pêche thaïlandais. Nous avions constaté que la majorité des travailleurs étaient clandestins et qu’ils étaient la proie de trafics humains, qui sévissaient dans de nombreux secteurs de l’économie thaïlandaise.* Nous voulions en faire la démonstration mais la lecture de l’étude de Jacques Ivanoff, Histoire des migrations et ethnicité à partir d’une réflexion en Asie du Sud-Est, Vers une anthropologie des frontières ?**, allait nous aider à mieux comprendre la situation globale, en replaçant cette dramatique réalité  dans le contexte (historique, économique et politique) plus large des migrations transfrontalières, voire dans une ethno-histoire. Evidemment, on ne peut pas ici dans le cadre modeste d’un article de blog, reprendre comme le fait Ivanoff, l’état des recherches actuelles et l’évolution des concepts, des hypothèses qui analysent les rapports entre Etats et minorités, entre populations sédentaires et populations nomades, ni toutes les étapes de l’évolution historique des frontières et des migrations des populations volontaires et forcées, le temps « national » et le temps « ethnique ». Nous nous limiterons donc à quelques observations. Et tout d’abord, un phénomène d’une importance majeure : en trente ans, nous dit Ivanoff, le nombre de réfugiés, et de travailleurs immigrés (légaux et surtout illégaux) est passé de quelques centaines de milliers à environ 5 millions dans le sud de la Thaïlande.

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A129. Travailleurs illégaux ou "birmanisation" du sud de la Thaïlande.

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