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Culture… cette invisible différence

Lorsqu’on évoque le mot culture (non, je ne sors pas mon flingue!), on pense évènements culturels, ceux qui marquent de façon visible nos différences: fêtes, cérémonies, rites, coutumes… et la Thaïlande n’en manque pas: «Poi Sang Long» dans la province de Mae Hong Son, «Phi tha khon» dans la province de Loei, «Khao Pansa», «Ook Pansa» «Bin tak bat» etc… Pour moi, la culture c’est aussi et surtout l’invisible, et – ce qui fait débat en sciences sociales- l’acquis et/ou l’inné. Un Isan par exemple, se mettra en mouvement dès qu’il entendra sa musique: celle du Mo lam et les bras des femmes se transformeront en ailes de papillon; un thaï prendra automatiquement la position respectueuse du garde-à-vous dès les premières notes de l’hymne nationale…c’est la culture instinctive, presque pavlovienne… On peut très facilement adopter les coutumes d’un pays en faisant les mêmes gestes que les autochtones, sorte de «copier-coller» de leur culture. La culture pour moi c’est comme les racines de l’arbre, c’est profond, essentiel, nous avons poussé et grandi avec elles ou grâce à elles. Sans elles, nous sommes comme l’amnésique qui ne sait plus qui il est. On ne se débarrasse pas de sa culture, on peut tout juste la calmer, la refreiner, la mettre de côté, mais l’effacer, non!

Culture… cette invisible différence Photo: Michele Jullian

Lorsqu’on évoque le mot culture (non, je ne sors pas mon flingue!), on pense évènements culturels, ceux qui marquent de façon visible nos différences: fêtes, cérémonies, rites, coutumes… et la Thaïlande n’en manque pas: «Poi Sang Long» dans la province de Mae Hong Son, «Phi tha khon» dans la province de Loei, «Khao Pansa», «Ook Pansa» «Bin tak bat» etc… Pour moi, la culture c’est aussi et surtout l’invisible, et – ce qui fait débat en sciences sociales- l’acquis et/ou l’inné. Un Isan par exemple, se mettra en mouvement dès qu’il entendra sa musique: celle du Mo lam et les bras des femmes se transformeront en ailes de papillon; un thaï prendra automatiquement la position respectueuse du garde-à-vous dès les premières notes de l’hymne nationale…c’est la culture instinctive, presque pavlovienne… On peut très facilement adopter les coutumes d’un pays en faisant les mêmes gestes que les autochtones, sorte de «copier-coller» de leur culture. La culture pour moi c’est comme les racines de l’arbre, c’est profond, essentiel, nous avons poussé et grandi avec elles ou grâce à elles. Sans elles, nous sommes comme l’amnésique qui ne sait plus qui il est. On ne se débarrasse pas de sa culture, on peut tout juste la calmer, la refreiner, la mettre de côté, mais l’effacer, non!

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Culture… cette invisible différence

Par Michele Jullian

Une premiere vie a Calais, une deuxieme vie a Paris (france-Inter, television et ecriture) une troisieme vie en Thailande (ecriture d'un blog et de romans). Avec des voyages : autour du monde avec mes enfants, ou presque toujous en solitaire, comme le chantait si bien Gerard Manset... l'adoption d'une petite thailandaise, le gout de la photo, de la decouverte et l'envie d'attraper avec mon appareil photos, tout ce qui est en train de disparaitre : culture,tradition.

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