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Retour à Paris

  Retour à Paris avec un peu d’angoisse… la Thaïlande m’inspire, donne un coup de fouet à mes neurones, les ravive, les secoue… les visages birmans et surtout karens m’émeuvent aux larmes tout en me donnant des  » coups de pied au cul » (expression litteraire ? huum..)  « De quoi te plains-tu ? », d’ailleurs je ne me plains pas. Je ne me plains pas de rentrer en France puisque c’est mon choix, puisqu’au bout des 20 heures de voyage, escales comprises, il y a les bras, les mains, les galipettes énergiques d’une Maïra hispano-française presque asiatique dans son regard d’andalouse, et les bavousseries et borborygmes d’une petite Louise toute blonde, mes deux petites filles. Comment pourrais-je me plaindre de retrouver ce qui me manque lorsque je suis une des  «  asiates » de Jean Hougron, auteur qu’il faut découvrir en même temps qu’un John Burdett plus contemporain (et dans le texte svp). Paris que je ne sais plus par quel bout le prendre tant je le sens en détresse, en mélancolie, en déclassement, surtout quand il y manque ce rayon de soleil printanier inimitable qui fait des photos touristiques inimitables. Ce que je trouve en bonheur ici, je le perds en rires et conversations interminables avec mon « chéri » thai :  conversations faites de mélanges irréconciliables d’une langue à tons  et d’une langue conjuguée, et surtout en laissant derrière moi son visage impassible mais ravagé (reviendras-tu ?) sur lequel brillaient des larmes absentes. On est thaï ou on ne l’est pas. J’enfourne mes bagages dans la machine détectrice de métaux et liquides dangereux, je blingue blingue sous le portique : les clés d’un appartement délaissé et celui que je vais retrouver. « Exki »… tous les étudiants ou employés travaillant là et que je connaissais, sont partis.

Retour à Paris. Photo: Michele Jullian

  Retour à Paris avec un peu d’angoisse… la Thaïlande m’inspire, donne un coup de fouet à mes neurones, les ravive, les secoue… les visages birmans et surtout karens m’émeuvent aux larmes tout en me donnant des  » coups de pied au cul » (expression litteraire ? huum..)  « De quoi te plains-tu ? », d’ailleurs je ne me plains pas. Je ne me plains pas de rentrer en France puisque c’est mon choix, puisqu’au bout des 20 heures de voyage, escales comprises, il y a les bras, les mains, les galipettes énergiques d’une Maïra hispano-française presque asiatique dans son regard d’andalouse, et les bavousseries et borborygmes d’une petite Louise toute blonde, mes deux petites filles. Comment pourrais-je me plaindre de retrouver ce qui me manque lorsque je suis une des  «  asiates » de Jean Hougron, auteur qu’il faut découvrir en même temps qu’un John Burdett plus contemporain (et dans le texte svp). Paris que je ne sais plus par quel bout le prendre tant je le sens en détresse, en mélancolie, en déclassement, surtout quand il y manque ce rayon de soleil printanier inimitable qui fait des photos touristiques inimitables.

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Retour à Paris

Par Michele Jullian

Une premiere vie a Calais, une deuxieme vie a Paris (france-Inter, television et ecriture) une troisieme vie en Thailande (ecriture d'un blog et de romans). Avec des voyages : autour du monde avec mes enfants, ou presque toujous en solitaire, comme le chantait si bien Gerard Manset... l'adoption d'une petite thailandaise, le gout de la photo, de la decouverte et l'envie d'attraper avec mon appareil photos, tout ce qui est en train de disparaitre : culture,tradition.

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