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L’entrée par la petite porte

Part.2 Cyril Payen, tel un Joseph Kessel, raconte, sans mièvrerie et entre deux bouffées de cigare, ses aventures au Laos ou dans l’état Kachin et balance quelques vérités sur certaines ONG et assos « qui  se la pètent », sur des personnages mythos qui prétendent le connaître et qu’il n’a pourtant jamais rencontrés, sur le colonel Nerdah Mya (fils du général Bo Mya père de la rébellion Karen que le personnage de Marie rencontre dans mon roman THEATRE D’DOMBRES), véritable exécuteur, sur le colonel Seua Daeng, mort dans ses bras, d’une balle tirée à bout portant par un sniper lors des manifs de Bangkok en 2010. Il dit sa déception de ne pouvoir obtenir d’interview privée de Aung San Suu Kyi qui préfère s’en tenir aux conférences de presse. Il a le sentiment que les Karens vont payer très cher le prix de la paix et craint une vague de suicides car les autorités thaïlandaises ont l’intention, dans un temps relativement proche, de renvoyer les réfugiés chez eux. Il évoque la fermeture des passages illégaux entre Myanmar et Thaïlande, par lesquels les migrants passaient habituellement pour venir travailler sur le sol thaï, passages fermés pour des raisons concernant la drogue et que je ne peux évoquer ici. Mesures de rétorsions qui obligent les birmans à emprunter la voie officielle, les check-points et le pont qui relie Miawaddy à Mae Sot. Ces passages illégaux étaient des respirations qui permettaient aux birmans de franchir tranquillement ces frontières invisibles.

Part.2 Cyril Payen, tel un Joseph Kessel, raconte, sans mièvrerie et entre deux bouffées de cigare, ses aventures au Laos ou dans l’état Kachin et balance quelques vérités sur certaines ONG et assos « qui  se la pètent », sur des personnages mythos qui prétendent le connaître et qu’il n’a pourtant jamais rencontrés, sur le colonel Nerdah Mya (fils du général Bo Mya père de la rébellion Karen que le personnage de Marie rencontre dans mon roman THEATRE D’DOMBRES), véritable exécuteur, sur le colonel Seua Daeng, mort dans ses bras, d’une balle tirée à bout portant par un sniper lors des manifs de Bangkok en 2010. Il dit sa déception de ne pouvoir obtenir d’interview privée de Aung San Suu Kyi qui préfère s’en tenir aux conférences de presse. Il a le sentiment que les Karens vont payer très cher le prix de la paix et craint une vague de suicides car les autorités thaïlandaises ont l’intention, dans un temps relativement proche, de renvoyer les réfugiés chez eux. Il évoque la fermeture des passages illégaux entre Myanmar et Thaïlande, par lesquels les migrants passaient habituellement pour venir travailler sur le sol thaï, passages fermés pour des raisons concernant la drogue et que je ne peux évoquer ici. Mesures de rétorsions qui obligent les birmans à emprunter la voie officielle, les check-points et le pont qui relie Miawaddy à Mae Sot. Ces passages illégaux étaient des respirations qui permettaient aux birmans de franchir tranquillement ces frontières invisibles.

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L’entrée par la petite porte

Par Michele Jullian

Une premiere vie a Calais, une deuxieme vie a Paris (france-Inter, television et ecriture) une troisieme vie en Thailande (ecriture d'un blog et de romans). Avec des voyages : autour du monde avec mes enfants, ou presque toujous en solitaire, comme le chantait si bien Gerard Manset... l'adoption d'une petite thailandaise, le gout de la photo, de la decouverte et l'envie d'attraper avec mon appareil photos, tout ce qui est en train de disparaitre : culture,tradition.

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