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Souvenirs au bord du "Mékong absent"

Il est des souvenirs qui s’effritent avec le temps, d’autres au contraire, que le temps magnifie et que le recul rend plus séduisants encore, surtout si ces souvenirs frôlaient, à l'epoque, des précipices (au propre comme au figuré) Le Laos est un de ces souvenirs qui vous marque à jamais et qu’il n’est pas nécessaire d’embellir étant donné les circonstances… basées sur des faits appartenant à l’histoire. Il ne faut pas me demander pourquoi ma jeunesse a été baignée de lectures décrivant cette Asie extrême, terrain de chasse des aventuriers, terre d’accueil propice aux intrigants, destination pour  soldats ou fonctionnaires appartenant et obéissant à  un état colonisateur. Jean Hougron, Lucien Bodard, Jean Larteguy pour les français Somerset Maugham, Graham Greene pour les english…et quelques autres. Qui mieux que Jean Hougron a décrit l’univers étroit et petit bourgeois des fonctionnaires en poste en Indochine, la honte des femmes bannies de cette micro société parce que leur mari avait une maîtresse et surtout des enfants avec une « indigène ». Et être métis à cette époque, c’était le rejet par les deux cultures. Qui mieux que Hougron a décrit le trafic de la piastre, les voyages en camion dans les montagnes entre Vietnam et Laos mais aussi la beauté des femmes aux yeux en amende, leurs longs cheveux huilés se baignant dans les fontaines sous les regards des « petits blancs ». Convoitise et mépris mêlés…

Il est des souvenirs qui s’effritent avec le temps, d’autres au contraire, que le temps magnifie et que le recul rend plus séduisants encore, surtout si ces souvenirs frôlaient, à l'epoque, des précipices (au propre comme au figuré) Le Laos est un de ces souvenirs qui vous marque à jamais et qu’il n’est pas nécessaire d’embellir étant donné les circonstances… basées sur des faits appartenant à l’histoire. Il ne faut pas me demander pourquoi ma jeunesse a été baignée de lectures décrivant cette Asie extrême, terrain de chasse des aventuriers, terre d’accueil propice aux intrigants, destination pour  soldats ou fonctionnaires appartenant et obéissant à  un état colonisateur. Jean Hougron, Lucien Bodard, Jean Larteguy pour les français Somerset Maugham, Graham Greene pour les english…et quelques autres. Qui mieux que Jean Hougron a décrit l’univers étroit et petit bourgeois des fonctionnaires en poste en Indochine, la honte des femmes bannies de cette micro société parce que leur mari avait une maîtresse et surtout des enfants avec une « indigène ». Et être métis à cette époque, c’était le rejet par les deux cultures. Qui mieux que Hougron a décrit le trafic de la piastre, les voyages en camion dans les montagnes entre Vietnam et Laos mais aussi la beauté des femmes aux yeux en amende, leurs longs cheveux huilés se baignant dans les fontaines sous les regards des « petits blancs ». Convoitise et mépris mêlés…

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Souvenirs au bord du "Mékong absent"

Par Michele Jullian

Une premiere vie a Calais, une deuxieme vie a Paris (france-Inter, television et ecriture) une troisieme vie en Thailande (ecriture d'un blog et de romans). Avec des voyages : autour du monde avec mes enfants, ou presque toujous en solitaire, comme le chantait si bien Gerard Manset... l'adoption d'une petite thailandaise, le gout de la photo, de la decouverte et l'envie d'attraper avec mon appareil photos, tout ce qui est en train de disparaitre : culture,tradition.

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